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Cette semaine, je vous relate a consultation via Skype que j’ai eue vendredi soir avec Stéphane (nom de code, le vrai nom était Paul). (Joke) Il s’agit d’un cas dit de soufflage de braise qui, comme l’image l’indique, permet de redonner vie à une flamme morte ou vacillante.

Stéphane a rencontré une fille en décembre. Nous l’appellerons Yvette. Il était alors fraîchement de retour du Vietnam, une mission de 3 ans. Yvette et lui se sont vus trois fois, dont les deux dernières rencontres qui ont duré plusieurs heures, sans temps mort.

Lors de la quatrième tentative, Stéphane a reçu une fin de non-recevoir, car Yvette n’avait pas, ou plus, les papillons pour lui. Les papillons, cet animal, j’en ai déjà parlé, si important pour les filles.

Par la suite, Stéphane a écrit une assez longue lettre, dévoilant ses sentiments. Le genre de lettre que toutes les filles rêvent de recevoir, mais qui ne sert à rien si la madame n’est pas déjà fortement intéressée.

Puis plus rien.

Stéphane a alors découvert ce blogue et a réalisé plusieurs de ses erreurs. Entre autres, il croyait que le processus de rencontre était resté inchangé depuis l’école. Lorsqu’il avait rencontré sa blonde de 3 ans, il était encore aux études, où tout était plus facile, socialement parlant. Il a découvert que de se positionner comme un enchaîneur est essentiel pour ne pas être peinturé dans la case ami, ou pour ne pas être en mesure de livrer la bonne quantité de papillons.

Il a alors appliqué par la suite le silence radio, tel qu’enseigner dans le livre « Comment récupérer son ex ». Il prévoyait maintenant la rappeler après trois mois de silence radio, pour l’inviter à prendre un café.

Je lui ai défait son plan, voici pourquoi.

La dernière image qu’Yvette a en tête à propos de Stéphane, suite à la lettre qu’il lui a envoyée, est sûrement qu’il est plutôt lourd, intense, too much. De plus, elle n’a pas les papillons. Sans compter que Stéphane n’est pas un orateur né. Trois raisons pour lesquelles l’idée d’un appel-surprise n’est pas une bonne idée.

Il est tout à fait possible de rallumer un ancien dossier comme celui-ci. Pas à tout coup, mais c’est possible. Le problème, si on écoute l’histoire, n’est pas que Stéphane ne plaisait pas à Yvette. C’est plutôt que Stéphane n’a pas bien agi pour créer ou permettre aux papillons de s’envoler au moment opportun.

Quand un gars rencontre une fille, si elle a le moindrement d’intérêt pour lui, il est possible de faire apparaître des papillons. Bien entendu, les filles vont argumenter que non, que si les papillons n’y sont pas, on ne peut pas le créer. Mais on peut dire ça APRÈS que les papillons ont officiellement disparu. AVANT, il est possible de les créer.

Cette subtile zone s’appelle Y. Il s’agit d’une intersection où chaque gars peut faire tourner l’histoire à gauche ou à droite. À gauche, une porte. Derrière la porte : un terrain de jeu avec plein d’amis. Zéro.

À droite, une autre porte. Derrière, un insectarium rempli de papillons multicolores. Le rêve. Madame est émoustillée.

Il faut bien comprendre le Y. Les papillons, contrairement à ce que les filles pensent, ne sont pas le fruit d’une chimie inexplicable. Ce n’est pas de quoi pour lequel nous sommes sans arme, seul versus un destin qui nous échappe. Toute la science de l’enchaînement se joue exactement à cet instant, cette seconde juste avant où une fille se dit qu’elle n’a pas les papillons. Un enchaîneur va créer le moment qui amène les papillons à s’envoler. Le gars moyen, lui, va laisser le destin choisir à sa place.

Il faut donc que Stéphane ramène son dossier dans la zone où elle était au début, étape par étape. Yvette doit avoir une image amusante de Stéphane, et non pas celle d’un gars triste et mélancolique qui écrit des lettres d’amour désespérées.

Je lui ai donc demandé s’il y avait un running gag entre eux. Ils ont chacun un animal spécial. J’ai donc trouvé une vidéo dudit animal sur le net, que je lui ai envoyée. Étape 1 : envoie cette vidéo avec une mention que ça t’a fait penser à elle. Point. Pas de « Comment vas-tu ? ». Encore moins d’invitation.

Normalement, elle devrait trouver ça drôle et revenir. Un peu après, quelques jours, étape 2 : un autre email, cette fois-ce pour prendre de ses nouvelles, toujours avec de l’humour.

Si les réponses sont enthousiastes : étape 3, un appel-surprise, avec une invitation, de soir. Pas de café poche de jour. Stéphane connaît déjà Yvette. Un souper au resto près de chez lui, ou directement chez lui. But clair : ramener Yvette à la maison, digestif, enchaînement. Finies les histoires d’on va être d’abord des amis. On voit très bien où ça a mené Stéphane.

Une fois la mémoire effacée de notre dossier et que dans la tête d’Yvette, Stéphane est redevenu un gars amusant, divertissant, on refait donc le fameux principe de recréer une 2e première date.

Et le but ultime : enchaîner. Ne pas être fin, ne pas être à l’écoute. EN-CHAÎ-NER

Voilà. Ce fut une conversation animée, Stéphane avait l’air heureux et confiant et va me tenir au courant. Pour avoir accès à ce service, cliquez ici.
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Bonne semaine!

Marc