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Mes très chers lecteurs de DRDV.

Chronique incisive cette semaine. Suite à l’inondation permanente de lettres de filles qui se plaignent que les gars sont ci, que les gars ne font pas ça, etc., je suis dans l’obligation de décréter l’état d’urgence dans les rencontres au Québec. Il y a un problème fondamental qui se résume à deux choses : manque de mode d’emploi précis et problème d’attitude.

Je ne passerai pas au travers du problème de qualité des stocks. Peut-être que le gars québécois est moins hot que le Finlandais ou le Sri-Lankais. Peut-être que les Finlandaises trouvent leurs hommes nuls. Et les Sri Lankaises n’ont peut-être pas le choix d’attendre chez elles que leurs cousins viennent les demander en mariage à 13 ans. Vous voyez, je ne le sais pas, et j’émets n’importe quelle hypothèse. Tout ce qui se mesure mal ne mérite pas vraiment qu’on en parle. Alors le gars québécois? Peu importe, on travaille avec ce qu’on a.

Voici donc la réponse claire aux deux problèmes cités plus haut. Pas de « À mon avis  » et de « Je pense que ». Non. J’affirme qu’il y a des solutions aux deux problèmes principaux : méthodes et attitude féminine.

Mode d’emploi des rencontres au Québec, ou « Qui fait quoi et quand?  »

Si vous suivez ce guide, vous multiplierez le succès de vos nouvelles rencontres.

Qui pose la première mine? Les deux. Le gars, la fille, les deux peuvent envoyer un poke Facebook, une demande d’entrevue monclasssur, un compliment sur le t-shirt du gars dans la rue. N’importe quoi, une intervention simple, courte, sur n’importe quel prétexte.

Qui donne un suivi à cette mine? Les deux, selon l’intérêt. On vous a approché? Ça a l’air d’être un flirt ou pas du tout? C’est venu d’un collègue de bureau? ON S’EN TAPE. On vous a approché pour la première fois et la personne est à votre goût. ON RÉPOND, avec le sourire.

Si l’échange se poursuit, dans la vie, sur MSN, par courriel, même par personnes interposées, qui fait la première invitation à se rencontrer? LE GARS. Déniaisez-vous les gars. Vous échangez avec une fille qui vous plaît? ON L’INVITE. De quoi de simple: un verre, une marche… Encore là, on s’en tape. Keep it simple, mais on l’invite. Peu importe qui a ouvert le jeu.

On l’invite quand? Aussitôt qu’on voit que les messages reviennent vite. Aussitôt que le fun semble pogné ou du moins l’intérêt. Les messages reviennent vite et sont assez longs. INVITE! Le truc : après quelques échanges, quand les questions de base embarquent, on dit : « J’en aurais pas mal long à te raconter, pourquoi on se voit pas?  » Copy-paste les gars, n’improvisez pas, ce n’est pas le temps. Pas de proposition de rendez-vous dans cette invitation, ce sera l’autre message. Sauf si vous êtes en personne bien sûr. Donc on l’invite quand? Vite.

On va où? Un endroit neutre, facile. On finit la soirée tôt, et avant de partir, le GARS DONNE UN AUTRE RENDEZ-VOUS.

On frenche quand? Le plus vite possible. Non monsieur, tu ne seras pas juste son ami. Et pour éviter ça, tu ne vas PAS te comporter en ami. Tu veux aussi enchaîner cette fille et tu vas lui montrer. Donc tu embrasses la fille le premier soir : génial. Ça s’est mal présenté : pas grave.

Qui donne la suite à ces deux rendez-vous : LA FILLE. C’est ici que vous agissez comme des zéros. C’est exactement ici que ça pète.

Les filles, plus le gars est lui aussi un gros dossier, plus vous devez vous aussi y mettre du sien. On est plus à l’âge de ramasser le foulard d’une fille en crinoline pour la demander en mariage en se redressant bordel. Les féministes, vos mères, ont ouvert le Grand Buffet avec la révolution sexuelle. On a maintenant un choix qui n’existait pas il y a 50 ans. Donc, si vous attendez que le gars fasse toutes les étapes, en plus d’allonger à chaque rendez-vous, vous allez simplement passer pour des filles qui ne sont pas motivées. Aucun gars avec le moindrement d’envergure ne veut s’acharner sur une fille qui ne semble pas vraiment intéressée.

Voilà. Beaucoup se joue dans ses trois rendez-vous. Suivez ce guide et je vous garantis que ce qui a à lever va le faire. Rien n’est plus triste qu’une relation qui devrait démarrer, mais qui ne le fait pas faute d’avoir mis les bons ingrédients dans l’ordre. Ça ne s’appelle pas le destin dans ce temps-là, ni même le « C’était pas le bon ». Non, non, ça s’appelle faire n’importe quoi et espérer des résultats quand même.

Pour ce qui est du problème d’attitude féminine, il se résume en cette phrase : les filles préfèrent passer deux ans avec un gars qui n’a clairement pas rapport que planifier un souper par semaine avec des nouveaux prospects pendant deux mois. Vous êtes tellement contentes de pouvoir dire que vous avez réglé le dossier chum que vous préférez travailler sur du marbre avec une cuillère en bois (comprendre, un gars, ça change pas) que de passer plus de temps à tomber sur un vrai potentiel. Je ne dis pas ça pour prêcher pour ma paroisse ou celle de mes semblables. Pour nous autres, on s’en tape. Des fois, on est le gars choisi, des fois le flushé. Ça revient au même. C’est juste pour vous autres que je dis ça les filles. Car à chaque fois qu’une fille se sépare après un bon bout, je lui demande depuis quand elle avait vu le problème qui a causé la rupture. Réponse unanime : depuis le début. Et quand je demande : »Aimes-tu ça rencontrer des gars?  » Réponse : ark.

Vous êtes libres en 2010 les filles? Ben mettez-vous une portion de raison dans le coeur et suivez mon guide. Je vous assure d’une chose : vous ne passerez pas à côté du bon si vous le croisez. Avant, je peux juste vous offrir monclasseur.com pour vous aider. Après, mon inconditionnel intérêt à vous voir une coche plus heureuse.

Et les gars, dégainez. Suivez le guide aussi et dégainez. Arrêtez de vous demander si vous devriez…Enchaînez, évaluez après si vous avez été trop audacieux, pas avant.

Bonne semaine. N’oubliez pas de cliquer « J’aime » ci-dessous si vous recommandez cet article à vos amis, et ça me fait plaisir aussi :)